23 oct. 2016

4.48 Psychose



Titre:  4.48 Psychose
Auteur: Sarah Kane
Date de parution: 30 mai 2001
Registre: Théâtre
10euros 
56 pages


SYNOPSIS:

 "Après 4h48 je ne parlerai plus.
Je suis arrivée à la fin de cette effrayante de cette répugnante histoire d'une consciente internée dans une carcasse étrangère et crétinisée par l'esprit malveillant de la majorité morale."


Avis Personnel:

On m'a prêté ce très court livre sans vraiment que je ne sache ce que j'allais trouver à l’intérieure, il fait une cinquantaine de pages et par conséquent la lecture est très rapide, mais plus qu'une lecture c'est une vraie claque, une secousse intergalactique. Ce qu'il se passe c'est que Sarah Kane semble cracher, déblatérer, vomir ses émotions sur le papier, sa psychose, son envie de mort ou de vie. C'est très sombre, dès le début l'auteure nous parle de suicide ce qui donne bien le ton de la pièce, mais c'est si déstructuré, ça brise les codes ça provoque ça heurte ça cogne ça blesse et tout ça bah ça fait du bien parfois. On est amené à se poser plein de questions personnelles. C'est méga fort comme oeuvre et très intense. Le fait est que c'est super complexe de décrire avec des mots l'état dans lequel cela nous laisse. On nous parle d'amour, de besoin d'amour d'abandon, de tristesse... c'est très plein et vide, frappé ça et là par une violence énorme. C'est un cri, un souffle, une respiration durant laquelle on suffoque. 
Je vous déconseille de lire ça le soir quand vous êtes un peu mélancoliques et tout parce que ça fout un petit coup au moral quand même.
Mais c'est dans cette cruauté et cet art brut qu'est la beauté.


Citations:

"C'est moi-même que je n'ai jamais rencontrée, dont le visage est scotché au dos de mon esprit."

"Ils m'aimeront pour ce qui me détruit
le glaive dans mes rêves
la poussière de mes pensées
la maladie qui se propage dans les plis de mon esprit"



"Parfois je me retourne et retrouve votre odeur et je ne peux pas continuer je ne peux pas continuer putain sans exprimer ce terrifiant ah putain cet effrayant ce blessant putain de besoin physique que j'ai de vous. Et je ne peux pas croire que je peux ressentir ça pour vous et que vous, vous ne ressentiez rien. Vous ne ressentez rien ?
Silence.
Vous ne ressentez rien ?
Silence."

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